Compte tenu du contexte sécuritaire régional « délicat », la Guinée vient de prendre un engagement “fort” dans le cadre du renforcement de ses liens d’amitié et de coopération avec son voisin du Mali, pays en guerre contre le terrorisme et des « velléités sécessionnistes ».
Cet engagement se concentre sur trois points clés, à savoir la libre circulation, le renforcement économique et la coopération sécuritaire, selon les informations diffusées sur la télévision nationale.
Lever toutes les entraves
Lors d’une audience accordée c jeudi 14 août 2025 à une délégation malienne conduite par Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens établis à l’étranger et de l’Intégration africaine, le Gouvernement guinéen a réaffirmé sa volonté de lever toutes les “barrières à la mobilité” entre la Guinée et le Mali.
“Le ministre guinéen de la Sécurité a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à lever toutes les entraves à la mobilité entre la Guinée et le Mali, dans l’intérêt mutuel des deux peuples”, a annoncé la Primature.
Cet engagement du Général Bachir Diallo s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre les deux pays. Le Mali, pays enclavé, dépend en grande partie des ports de ses voisins pour son commerce international.

Général Bachir Diallo, ministre guinéen de la Sécurité
Cet engagement et les discussions en cours entre les deux capitales pourraient permettre de dynamiser le corridor de Conakry, offrant une alternative logistique bienvenue.
Au-delà de la libre circulation des personnes et des biens, Conakry et Bamako comptent aussi renforcer leur coopération sécuritaire et leurs liens économiques.
Sékou Camara
