CEDEAO-AES : sur scène, Lansana Kouyaté fait ses premières prises de contacts

Politique

Il a désormais la lourde tâche de « rabibocher » les deux blocs de l’Afrique de l’Ouest : La CEDEAO et l’AES. Lansana Kouyaté, ancien Premier ministre guinéen et grand connaisseur des arcanes internationales, a entamé sa mission de négociateur en chef de la CEDEAO.

Le 17 avril dernier, il a rencontré les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Lomé, a appris Africaguinee.com.

Dans un contexte de rupture consommée entre l’organisation régionale et le bloc Mali-Burkina-Niger, l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU apparaît désormais comme un pont pour rétablir un dialogue mis à rude épreuve ces dernières années. Sa première prise de contact s’est déroulée à Lomé, en marge d’une réunion sur la stratégie Togo-Sahel.

Autour de la table, Lansana Kouyaté a face au « noyau » de la diplomatie de l’AES : Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso).

Accompagné du président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et sous l’égide du médiateur togolais Robert Dussey, Lansana Kouyaté a “pu mesurer l’ampleur du défi”, mais aussi une certaine volonté d’ouverture de la part des pays sortants.

« Préserver l’essentiel »

Malgré leur retrait officiel de la CEDEAO, les pays de l’AES semblent disposés à écouter le nouveau négociateur. C’est du moins ce qu’a laissé entrevoir Karamoko Jean Marie Traoré, chef de la diplomatie burkinabè et président en exercice de la Confédération AES.

« L’AES reste dans un esprit d’ouverture car le plus important est de préserver l’essentiel pour le bonheur des populations de l’Afrique de l’Ouest dans sa globalité », a-t-il déclaré.

Vers un cadre formel de coopération ?

Selon nos informations, les parties prenantes ont convenu de travailler à la mise en place rapide d’un cadre formel de coopération. Ce document devra servir de socle aux relations futures entre la Confédération AES et la CEDEAO, notamment sur les questions sécuritaires et économiques.

Pour Lansana Kouyaté, cette mission à Lomé n’est que la première étape d’un marathon diplomatique. Sa capacité à naviguer entre les exigences de souveraineté des autorités de l’AES et les principes de l’organisation régionale sera déterminant.

Rédaction

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