Report des élections législatives et communales: le Président Doumbouya fixe les nouvelles règles…

Politique

Le calendrier électoral guinéen connaît un réajustement. Un nouveau décret rendu public ce vendredi 10 avril vient de modifier la date de la tenue des prochaines élections législatives et communales, initialement prévues pour le 24 mai 2026.

Ce report s’accompagne d’un calendrier strict concernant l’ouverture et la clôture des campagnes électorales, ainsi que de directives pour la régulation des médias.

​Le changement majeur apporté par ce décret concerne le report d’une semaine des scrutins : ​« La date des élections législatives et communales initialement fixée au 24 mai 2026 est reportée au 31 mai 2026. »

​Conséquence directe de ce report, les périodes de campagne pour les différents candidats et partis politiques ont été officiellement redéfinies. Le chronogramme se décline désormais comme suit :

Pour les élections législatives : La campagne s’ouvrira officiellement le 1er mai 2026 à 00h00 et prendra fin le 28 mai 2026 à 23h59.

Pour les élections communales : Le coup d’envoi sera donné plus tard, le 11 mai 2026 à 00h00, pour s’achever également le 28 mai 2026 à 23h59.

Respect des délais et des Lois

​Le Décret se montre intransigeant quant au respect strict de ces fenêtres temporelles. S’appuyant sur l’article 50 du Code électoral, l’Article 2 de l’acte présidentiel stipule que :

​« Nul ne peut, par quelques moyens et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors des périodes fixées à l’article 1er du présent décret. »

​De plus, le décret rappelle à l’Article 3 que toutes les activités liées à la campagne, qu’il s’agisse de manifestations, de réunions ou de rassemblements électoraux, devront se conformer scrupuleusement « aux lois et règlements relatifs aux réunions et manifestations politiques ».

Équité Médiatique 

​La Haute Autorité de la Communication (HAC) est chargé de ​« veiller à la régulation des médias en période de campagne électorale au respect par l’ensemble des médias de services publics et privés du principe d’égalité de traitement des candidats en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations des écrits et des activités des candidats. »

​L’exécution de ce décret implique une vaste coordination gouvernementale et institutionnelle. L’application de ces nouvelles directives incombe à un large éventail de ministères et d’organes, incluant notamment le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le Ministère de la Sécurité, le Ministère de la Défense, ainsi que la Direction Générale des Élections (DGE) et l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel (ONASUR).

Sékou Camara

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